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01/01/2018

tribune publiée dans le "lien craonnais" n°10

Le budget d’une ville comme Craon se présente en une accumulation indigeste de tableaux chiffrés, dans lesquels il est bien difficile de voir clair. Autant dire que l’approuver est avant tout une affaire de confiance. Or, découvrir dans les « restes à réaliser », c'est-à-dire les travaux en cours, un projet qui, non seulement n’a fait l’objet d’aucune délibération mais avait de plus été écarté par la commission travaux, voilà qui sape la confiance.

Et au-delà du budget, que penser désormais du fonctionnement de cette commission, de son utilité même dans le processus de prise de décision ?

01/06/2017

Tribune publiée dans le bulletin municipal de juin 2017

Suppression d’un poste d’enseignant, fermeture de classe, discrimination tarifaire… Quelle place voulons-nous donner aux écoles dans notre commune ? Ne rien faire et laisser venir revient à accepter l’idée d’une concentration des sites, donc d’une désertification scolaire. Est-ce souhaitable ? Est-ce une fatalité ? Il serait nécessaire d’engager une réflexion non seulement avec les écoles de Craon mais sans doute au-delà, y intégrer les écoles des communes alentour, menacées elles aussi de disparition.

Soit nous nous résignons, soit nous relevons ce nouveau défi comme une chance d’améliorer le service aux enfants et aux familles, stimulant par là l’attractivité du territoire. Maintenir des écoles de proximité dans les années qui viennent demandera un choix assumé par un effort d’investissement. Dommage que la municipalité préfère donner la priorité à la construction d’un «espace multifonction» qui engloutit finances et énergie pour un retour sur investissement très hypothétique.

26/05/2017

Conseil municipal du 17 mai : La méthanisation en question

Dans le cadre d'une enquête publique, le conseil municipal était appelé à se prononcer sur un plan d'épandage du digestat issu d'un méthaniseur situé à Bel air de Combrée.

Comme toute chose, ce genre de projets présente des intérêts et des inconvénients qu'il faut évaluer aussi rigoureusement que possible. En conséquence, je m'attendais à ce que le conseil municipal prenne une délibération nuancée et constructive. Or la discussion a donné lieu à un grand déballage de préjugés à l'encontre du projet sans même qu'en soient étudiés les aspects techniques, le sommet de l'argumentation étant :"De toute façon notre avis ne changera rien alors on peut bien voter contre".

Le conseil s'est donc borné à un vote "contre", sans précision ni réserve. Que cela veut-il dire ? Le développement de ce type d'unités de production  d'énergie à partir de la biomasse offre des perspectives intéressantes à beaucoup d'égards.(énergie propre, déconcentration de la production et donc de l'emploi, apport de fertilisant organique aux terres agricoles en substitution des fertilisants minéraux...)

Les craonnais se reconnaitront-ils dans cette opposition de principe au développement de la méthanisation ? Pas moi.

07/04/2017

Conseil municipal du 13 mars 2017

1- Ce que coutent réellement le camping et le centre équestre : Le fonctionnement du camping affiche pour l'année 2016 un déficit de 106 000€ et le centre équestre un déficit 76000€ couvert à hauteur de 70 000€ par le reversement de la communauté de communes des recettes liées aux paris sur l'hippodrome de Craon, ce qui fait un déficit réel de 6 000€. A surveiller dans les années qui viennent.

2- Tarifs des cantines : Monsieur le maire a finalement accepté de reporter l'application de la hausse des tarifs à la prochaine rentrée scolaire, Les familles en seront soulagées. Pour autant, cela n'apporte pas encore de proposition satisfaisante aux questions qui pèsent sur l'avenir de nos écoles et de la cohérence de l'offre scolaire sur l'ensemble du craonnais.

01/04/2017

tribune publiée dans le "lien craonnais" n°9

La municipalité a acheté récemment une vaste maison située entre la place du pilori et la rue neuve afin de faciliter la démolition de la maison accolée. C’était une décision nécessaire et chacun se félicite à ce jour de la mise en valeur des halles. Le moment serait donc venu de proposer cette maison à  la vente. La viabilité et la prospérité d’un commerce sont en effet en grande partie déterminées par son emplacement, or cet emplacement est bon. Pourquoi ne pas s’en servir pour faire venir au centre de Craon une nouvelle activité ? Nous trouverons aisément pour la maison du tourisme (quatre mois par ans)  un emplacement plus approprié, tout le monde y gagnerait.

01/01/2017

tribune publiée dans le "lien craonnais" n°8

Si le fonctionnement des écoles primaires est de la responsabilité des communes, le choix de l’école est de la responsabilité des parents. En effet, ceux-ci doivent prendre en compte les éventuels besoins spécifiques liés à la personnalité de leur(s) enfant(s) ou des impératifs d’organisation tout à fait légitimes. Les écoles de Craon accueillent ainsi de nombreux enfants des communes alentour, l’inverse arrive aussi. Hélas, la municipalité a envisagé cette question sous un angle purement comptable et la concertation avec les communes concernées a échoué, au bénéfice de personne. Tout cela est fort regrettable : Les familles méritent d’être considérées mieux qu’une simple clientèle captive.

12/12/2016

Conseil municipal du 7 décembre 2016

Point n°1 : tarifs municipaux

La salle multifonction dont la construction est prévue cette année devrait entrer en service au cours de l’été 2017 d’après monsieur le maire. Je me suis donc étonné du fait qu’il ne soit pas prévu de tarif de location. A cela, Jacques Toupel (adjoint aux finances) m’a répondu qu’il ne pouvait pas proposer de tarif compte tenu du fait qu’on ne sait pas si elle serait louée. Depuis le temps que je demande un prévisionnel, je sais désormais pourquoi il ne nous a pas été communiqué : Ce projet est mené « au pif ».

 

Cantines scolaires : Le 1er janvier est la date habituelle de la hausse des tarifs (hausse linéaire consécutive à l’évolution du prix des fournitures et de la main d’œuvre).

Les familles habitant sur les communes non conventionnées payaient jusqu’à ce jour  le tarif le plus élevé soit 4,21€ (les familles de Craon bénéficiant d’une modulation indexée sur le quotient familial). Au 1er janvier, chaque repas leur sera facturé 6,16€, soit une augmentation de 1,93€. A cette proposition, j’ai formulé trois objections :

1-      Les familles qui choisissent une autre école que celle de leur village le font souvent pour des raisons pédagogiques, il n’y a donc pas lieu de les discriminer.

2-      Les familles n’ont pas à subir une telle brimade en représaille d’une divergence de vue entre conseils municipaux

3-      Modifier les critères de tarification en cours d’année scolaire est une pratique déloyale, j’ai donc souligné qu’une telle décision s’apparente à une indéfendable méthode de voyoux.

 

Point n°13 : Etablissement d’une convention pour l’engagement d’un garde-pêche

C’est une très bonne nouvelle que la ville de Craon se dote d’ Observateur privilégié de la nature et de la faune sauvage de notre ville. J’ai émis le vœux que  Monsieur VERRAUX soit sollicité pour intervenir dans le cadre des TAP en qualité de médiateur de notre patrimoine naturel compte tenu de la richesse de son expérience.

05/10/2016

Conseil municipal du 21 septembre 2016

Transparence comptable (et compréhension des arbitrages budgétaires):

Ne pouvant pas maîtriser à fond tous les dossiers, les conseillers municipaux votent très souvent sur la base de la confiance des délibérations dont ils n'ont ils ne maîtrisent pas tous les tenants et aboutissants, moi le premier. Mais delà à voter une délibération à laquelle je n'ai rien compris, c'est une chose que je refuse, ne serait-ce que par respect pour la fonction de conseiller municipal.

Tout le monde n'a pas les mêmes scrupules et  il aurait été instructif de procéder à un sondage parmi les conseillers qui ont approuvé le point 4 de l'ordre du jour. Combien auraient été capables de l'expliquer, s'en trouvait-il un seul ?

(cliquer dessus pour agrandir)

transparence, confiance, opacité, élus

 

01/10/2016

Tribune pour le "lien craonnais" n°7

Le destin du barrage situé au lieu dit « le verger » est suspendu à des démarches en cours pilotées par le SBON.

Le projet initial ne comportant qu’un scénario (la destruction), j’avais en tant que délégué de Craon obtenu que soit intégré à l’étude un deuxième scénario : la création d’un dispositif de contournement pour les poissons qui permette de sauver la ligne d’eau actuelle avec tout ce que cela implique (Pêche à la ligne, arrosage des potagers, impact urbanistique…). C’est celui-ci qui est retenu à ce jour pour l’avant-projet même si la décision finale reste incertaine.

Au SBON, il n’y a pas d‘opposition de clans. Il m’arrive de rêver qu’il en soit de même au conseil municipal.

 

01/09/2016

Conseil municipal du 6 juillet 2016

Du bon usage du règlement intérieur dans les services périscolaires :

 Le point 13 de l’ordre du jour a donné lieu à des échanges au cours desquels on a pu sentir poindre une tension inattendue : Comme si l’adoption d’un règlement intérieur était une question de bras de fer entre les agents des services municipaux et telle ou telle personne ou famille.

Certes, Il n’est pas acceptable que les employés des services communaux essuient des comportements irrespectueux. De même, nous savons tous que la vie en collectivité implique de savoir prendre les gens ils qu’ils sont  pour tirer chacun vers le haut plutôt que d’abandonner à lui-même celui qui n’a pas eu la chance de recevoir en matière d’éducation le minimum vital.

 

Quand survient un problème de comportement, on pense forcément aux « fauteurs de troubles » et aux « victimes ». Mais ne faut-il pas aussi de penser à la multitude de ceux qui se comportent comme il convient et dont nous avons à préserver la quiétude et à conforter les efforts ?

Enoncer les règles et les appliquer rigoureusement, c’est à mon sens faire œuvre de justice à l’égard de tous.

01/07/2016

tribune publiée dans le "lien craonnais" n°6

Il y a quelques mois, il était question d’accueillir à Craon une ou deux familles de réfugiés.

Faute de réfugiés, le logement prévu à cet effet vient d’être réaffecté. Car les minorités persécutées préfèrent rester sur leurs terres (avec l’aide d’ONG ou s’investissent notamment plusieurs jeunes mayennais) plutôt que s’exiler.

Le cruel de l’histoire, c’est le cynisme qui consiste à habiller de générosité une opportunité financière : Car les réfugiés sont des locataires recherchés par certains investisseurs qui savent que les loyers sont pris en charge en totalité par l’Etat et défiscalisables par-dessus le marché.

La misère des uns fait la petite rente des autres. Il n’y là rien de généreux.

24/05/2016

Soutien aux sorties scolaires

Le Haut Anjou est revenu en détail (voir article ci-dessous) sur la discussion qui a eu lieu au conseil municipal. J'en retiens pour ma part trois choses :

- La ville de Craon se rend coupable d'une injustice en excluant les enfants des communes voisines du soutien financier aux sorties scolaires alors que les attributions de compensation sont aussi versées pour eux.

- La ville de Craon a être perdante à deux niveaux : sur le plan budgétaire, le calcul est compliqué et on ne sait pas quel va être l'impact financier du nouveau calcul. Sur le plan relationnel, la ville de Craon prend l'initiative d'un acte malveillant à l'égard des communes voisines.

- Plus inquiétant encore : L'absence d'une motivation rationnelle. En effet, à la question suivante : "Il existait une règle de calcul simple qui fonctionnait bien. Vous prenez l'initiative de la remplacer par une règle plus complexe qui pose problème. Quelle est la motivation de ce changement ?" Le maire répond que son but est de faire des économies tout en nous expliquant que le nouveau calcul est généreux car il va couter plus cher à la ville de Craon. Monsieur le maire est-il capable d'une réflexion ordonnée ?

 

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01/05/2016

Tribune publiée au bulletin municipal de mai 2016

Craon est de retour à la commission inondation du SYMBOLIP. Par une regrettable négligence de la nouvelle municipalité, nous n’étions plus présents dans cet organisme qui travaille à réduire le risque d’inondation par des aménagements préventifs sur le cours de l’Oudon. Notre ville est d’autant plus concernée que toute la partie aval de la rivière est désormais traitée et que les chantiers à venir concernent la partie amont. Les craonnais peuvent donc enfin espérer en voir les effets bénéfiques.

 

Plus d’un million d’euros pour une «salle multifonctions» : 1 270 000 €, cela peut sembler une paille à certains, abstrait à d’autres. Cela représente un peu moins de 500 € par foyer fiscal craonnais. On sait que l’argent ne tombe pas du ciel : c’est toujours l’argent  du contribuable, c'est-à-dire celui de nos entreprises et de nos familles. Ne dépensons pas l’argent public avec plus de légèreté que nous le ferions de nos deniers propres. Quel est le bénéfice attendu pour la ville de Craon ?

27/04/2016

Election des délégués à la communauté de communes

Ce soir, le conseil municipal a procédé à l'élection des délégués qui siègeront à la communauté de commune pour y représenter la ville de Craon. Le mode de scrutin impose un vote par liste complète qui conforte la logique de clans que je dénonce souvent. N'appartenant à aucun des deux clans en présence, et soucieux de porter la voix des craonnais, j'ai choisi de voter en faveur de la liste désavantagée par le mode de scrutin.

20/04/2016

Salle multifonction : Quel retour sur investissement ?

La réunion publique du 20 avril a donné lieu à de vifs échanges et une foule de questions de la part du public.
Rappelons qu'il s'agit, sous le nom charmeur de "salle multifonction", d'un simple boulodrome de compétition dont le coût est estimé à ce jour à 1,270 millions d'euros.
 
Pour ma part, J'ai rappelé au maire les faits suivants :
 
1- Quand "monsieur Toulemonde" a un projet d'activité, il établit un prévisionnel qu'il présente à ses partenaires financiers pour obtenir leur adhésion. Dans le cas d'un projet porté par la collectivité, le financeur est toujours, directement ou indirectement, le contribuable.
 
2- Il y a plus d'un an que je lui ai demandé d'exposer le retour sur investissement attendu et un calendrier prévisionnel d'occupation de la salle. J'attends encore la réponse.
 
Aucun porteur de projet n'oserait se présenter devant un banquier avec un projet aussi vague. Les contribuables ne méritent pas moins d'égard et ont le droit d'être aussi exigeant.

 

 

 

15/04/2016

Conseil municipal du 30 mars 2016

Vote du compte administratif :

Le compte administratif est la récapitulation de l’ensemble des dépenses et recettes effectuées sur l’année écoulée (2015). Il s’agit donc de la transcription comptable des décisions prises par le conseil. N’ayant pas de motif de suspicion  quant à la sincérité et l’honnêteté des comptes, j’ai voté favorablement. Cela n’enlève rien aux réserves ou aux désaccords que j’ai pu exprimer en temps utile sur telle ou telle décision.

 

Vote du budget primitif : Je me suis abstenu

Etrange hiérarchie des priorités : Comment ne pas s’étonner que l’axe présenté comme prioritaire par monsieur le maire (la revitalisation du centre-ville) soit doté de moins de 100 000 € ? Alors que 1,270 millions d’euros sont prévus pour une « salle multifonction » dont la pertinence n’a pas été démontrée.

 La farce du désendettement : D’après monsieur le maire, En 2016, la commune va commencer à se désendetter. Belle formule en réalité qui ne veut rien dire du tout car on ne se désendette qu’en augmentant l’autofinancement. La réalité c’est que la ville de Craon est à saturation de sa capacité d’endettement et que la charge annuelle de la dette va continuer à augmenter jusqu’en 2021 !

En somme, pour monsieur le maire, plus on s’endette, plus on rembourse, et plus on rembourse, plus on se désendette… Donc plus on emprunte, plus on se désendette. Vous avez suivi ?

Sorties scolaires : Le soutien financier était jusque fin 2015 assuré par la communauté de communes à hauteur de 31€ par élève. A partir de 2016, cette compétence revient à la commune qui prévoit 25€ par élève plus la prise en charge intégrale des frais de transport. Etrange choix qui revient à privilégier le transport sur le contenu pédagogique. Il appartiendra aux associations de parents d’élèves de tirer un premier bilan en temps utile.

 

Subventions :

Certaines associations voient leur subvention diminuer, d’autres augmenter. On peut dire que l’ensemble est stable mais il faut mettre un bémol : Les subventions 2016 incluent le remboursement des surcoûts consécutifs  à la modification des règles de tarification des locations de salles.

J’ai à nouveau demandé que soit communiqué le décompte de l’aide en nature apporté aux associations ou le coût d’entretien des installations mises à leur disposition.

 

Achat de la maison située au 15 rue neuve :

Cet achat nous permettra de tirer le meilleur parti de la démolition (programmée) de la maison voisine pour valoriser au maximum l'entrée de la place du pilori. J'avais argumenté en ce sens en commission. J'ai donc voté favorablement.

08/02/2016

Conseil municipal du 3 février 2016

Remaniement municipal :

Suite à la démission de l'adjoint en responsabilité des affaires sociales, sport, communication, culture et tourisme, le conseil a été invité à élire trois conseillers délégués. Compte tenu du fait qu'il n'y avait qu'un candidat par poste et que je n'ai aucun à priori négatif à l'égard de ces personnes, j'ai voté favorablement.

On peut tout de même s'interroger sur les coulisses de ce remaniement : Démission, suppression du poste de l'adjoint démissionnaire et choix du maire de ne plus déléguer la communication.

Construction d'une salle multifonction :

Dans le but d'y installer la "salle multifonctions", monsieur le maire a demandé au conseil de décider l'achat d'une parcelle d'une superficie de un demi hectare située à coté de la médiathèque. Il n'a été à ce jour établi aucun budget prévisionnel ni même calendrier des manifestations que nous nous proposerions d'y accueillir. Quoique n'ayant aucune hostilité de principe à un tel projet, je considère qu'un conseiller ne doit pas engager les finances de la collectivité avec plus de légèreté qu'il le ferait de ses fonds propres. En conséquence, je me suis abstenu.

14/01/2016

Tribune publiée dans le lien Craonnais n° 5

Le nouveau programme d’action du SYMBOLIP contre les pollutions diffuses est enfin prêt. Il est constitué d’un ensemble de mesures d’accompagnement subventionnées visant à faire évoluer les pratiques agricoles dans le but d’améliorer la qualité de l’eau du robinet chez chacun de nous. Pour nous élus, c’est le fruit d’un discret mais long travail. Cette question de la gestion de l’eau est par excellence la preuve qu’on ne peut pas penser notre rapport à l’environnement en « zone sacrifiées » et « zones protégée » mais sur la stabilité d’un équilibre qui exige que nos activités soient conformes au grand et bel ordre de la nature. Telle est ma conviction.
Je souhaite à tous une belle année 2016

11/11/2015

Collectivités rackettées : les contribuables paieront

L’emprunt toxique est désormais un mauvais souvenir mais un souvenir qui laisse des traces : Près de quatre millions d’euros partis en fumée qu’il va falloir payer durant de longues années.
Le conseil municipal avait le choix entre deux mauvaises solutions, il a choisi la moins aventureuse et je suis solidaire de ce choix. Pourtant, cette décision a un goût amer : En échange de la neutralisation de l’emprunt toxique, il nous a fallu renoncer formellement à toute poursuite à l’encontre des promoteurs de l’arnaque.
Craon n’est pas un cas isolé et les collectivités prises au piège ont presque toutes fait le même choix dans le but de sauver l’équilibre de leur budget. Le contribuable se trouve donc la victime finale de ce scandale national. Une association de défense des contribuables pourrait peut-être entreprendre une action en justice mais il faudrait pour cela beaucoup de courage, il n’y en a pas à ce jour.


Car le racket est en effet un délit mais lorsque ceux qui s’y livrent sont en mesure d’intimider les décisionnaires jusqu’au sommet de l’Etat, il n’y a plus d’état de droit, seulement la loi du pus fort. Que les électeurs s’en souviennent pour l’avenir.

05/11/2015

Migrants ou réfugiés ?

Lors du conseil municipal du 4 novembre, monsieur le Maire a souhaité recueillir l'avis des conseillers municipaux au sujet de l'accueil éventuel de "migrants" à Craon, parlant de réfugiés ensuite.

Attention, de quoi parlons nous : de migrants et de réfugiés ? Les mots ont un sens.

Des réfugiés ce sont des personnes identifiées, membres d'une communauté persécutée. Monsieur le maire a évoqué la possibilité pour Craon d'accueillir "une ou deux familles venues de Syrie ou d'Irak". Je suis favorable à l'idée de secourir provisoirement "une ou deux famille" authentiquement dans le besoin en leur souhaitant de retrouver au plus vite leur patrie pacifiée.

En revanche, nous n'avons aucune obligation à l'égard de la multitude d'aventuriers qui déferle depuis des mois en quête d'un eldorado européen. Plus encore, ces gens là (dans leur immense majorité des jeunes hommes dans la force de l'âge) ont pris l'initiative d'abandonner leur terre et leurs proches et se trouvent dès le premier pas sur notre sol en infraction. Nous ne devons rien à ces "migrants". Céder au nom des bons sentiments à une pression psychologique créée et entretenue par les médias aurait pour effet d'amplifier le désastre.

Précision utile : Monsieur le maire a évoqué de "généreuses" offres de mise à disposition de logements pour les réfugiés tout en précisant que toute personne ayant reçu le statut de "réfugié" a droit à toutes les aides sociales.  Une bonne aubaine en réalité pour les propriétaire de logements difficiles à louer, ils sont sûrs que les loyers seront pris en charge par les organismes sociaux... (voir ici) la misère serait elle un bon placement pour les gens avisés ?

 

Nota : Lors du conseil municipal du 18 mai, monsieur le maire nous a informé que la grande générosité de l'association qu'il dirige s'est tarie : Les réfugiés n'arrivant pas, il y avait un "manque à gagner"... Le logement a donc été réaffecté à un autre locataire.